Résumé de l’article
Présentation synthétique des objectifs, de la démarche et des principaux résultats de cette publication.
INTRODUCTION : Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) sont des pathologies graves et invalidantes. L’inquiétude causée par cette affection est la cause du recours aux pratiques non médicales, l’un des maillons importants dans la prise en charge des pathologies en Afrique. L’Objectif recherché est d’évaluer les connaissances, attitudes et pratiques des tradipraticiens de Bangui sur les AVC.
MÉTHODOLOGIE : Nous avons réalisé une étude transversale, déroulée sur une période de trois mois, de février à avril 2024, avec les tradipraticiens de Bangui. RÉSULTATS : 62 tradipraticiens ont été enquêtés. La tranche d’âge de 55 ans et plus était majoritaire (50%) et l’âge moyen était de 45 ans ±10,7. La prédominance était masculine (69,35%) et le sex-ratio (H/F) était de 2,26. Presque la totalité (96,77%) ont entendu parler des AVC par le canal de la Radio (40%) ; 96,7% ont une bonne connaissance sur les AVC tandis que 24,20% des enquêtés reconnaissaient l’hypertension artérielle comme principal facteur de risque des AVC. La déviation de la bouche d’un côté était la principale manifestation clinique reconnue spontanément (74,19%), et le scanner cérébral était reconnu comme principal moyen de diagnostic des AVC (61,40%). Environ 80,64% des tradipraticiens orientaient directement les patients victimes d’AVC à l’hôpital alors que 87,09% pensaient que le traitement efficace de l’AVC est celui de la médecine traditionnelle.
CONCLUSION : L’étude révèle une connaissance encore limitée des tradipraticiens de Bangui sur l’AVC.
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