Résumé de l’article
Présentation synthétique des objectifs, de la démarche et des principaux résultats de cette publication.
Introduction : Le craniopharyngiome de l’enfant est une tumeur bénigne, redoutable de par sa localisation se développant dans la région sellaire et supra sellaire. Il présente un intérêt particulier en raison des difficultés chirurgicales, des séquelles visuelles, endocriniennes et neurologiques, ainsi que de la fréquence des récidives. L’objectif de notre étude est de décrire les aspects épidémiologiques, cliniques, paracliniques, thérapeutiques et évolutifs de cette tumeur au CHUN Fann.
Matériel et méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective, descriptive, allant de 1er janvier 2015 au 31 décembre 2020. Ont été inclus les patients chez qui le diagnostic de craniopharyngiome a été évoqué sur des critères cliniques et confirmé par les données de la tomodensitométrie (TDM), d’imagerie par résonnance magnétique (IRM) et d’anatomopathologie. Ont été exclus les dossiers incomplets.
Résultats : Au total, 28 dossiers ont été recensés dont 01 exclu et 27 dossiers retenus sur un total de 458 tumeurs intracrâniennes de l’enfant soit une fréquence de 6,11 %. L’âge moyen des patients était de 10,048 ans avec des extrêmes de 16mois et 17 ans avec un sex-ratio (M/F) de 1,25. Le délai moyen du diagnostic était de 8,13 mois. La clinique est dominée par l’hypertension intracrânienne chez 24 patients (88,89%), l’atteinte visuelle chez 22 patients (81,48 %) alors que les troubles endocriniens chez 11 patients (37,04%). L’imagerie a mis en évidence des calcifications dans 59,26 % des cas et une double composante dans 74,07 % des cas. La localisation tumorale a été intra et suprasellaire dans 96,3 % des cas et suprasellaire dans 3,70 % des cas. Différents abords chirurgicaux ont été utilisés : trans-sphénoïdal chez 04 patients, ptérional chez 09 patients, la marsupialisation chez 04 patients et la trépanoponction chez 01 patient. L’exérèse a été totale chez 7 patients, partielle chez 05 patients et une simple biopsie a été effectuée chez 12 patients. L’évolution a été bonne chez 3 patients, mais 10 décès ont été enregistrés. L’évolution est marquée par la survenue de 3 cas de diabète insipide et de 5 récidives
Conclusion : Le craniopharyngiome, tumeur rare et bénigne, bien que peu fréquente présente un pronostic péjoratif
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