Résumé de l’article
Présentation synthétique des objectifs, de la démarche et des principaux résultats de cette publication.
INTRODUCTION : La névrite optique rétro-bulbaire (NORB) se définit par une inflammation du nerf optique située derrière le globe oculaire, pouvant entraîner une perte de vision brutale, partielle ou totale. Cette atteinte peut être d’origine infectieuse, médicamenteuse, auto-immune, secondaire à une vascularite, ou représenter un signe révélateur de sclérose en plaques (SEP).
OBSERVATION : Il s’agit d’une patiente de 25 ans, sans antécédents pathologiques connus, qui a présenté en mai 2017 des céphalées en casque progressives, accompagnées de nausées et d’un flou visuel soudain de l’œil droit suivi de l’œil gauche, sans déficit sensitivomoteur ni crises convulsives. L’examen neuro-ophtalmologique était normal excepté une atteinte du nerf optique. Le bilan étiologique comportait des analyses biologiques, une ponction lombaire, le dosage des enzymes de conversion, TS Hus, LDH, anticorps bêta 2-microglobuline, AC anti-DNA natifs, ANCA, anti-NMO, anticorps anti cardiolipines, sérologies toxoplasmose, VIH, TPHA-VDRL, tous revenus normaux. Le bilan immunologique a révélé des anticorps antinucléaires (AAN) mouchetés à 160. Le fond d'œil montrait une pâleur papillaire et des tortuosités vasculaires bilatérales, alors que le segment antérieur était sans anomalie. L’angiographie à la fluorescéine et l’OCT (Tomographie en cohérence optique) ont mis en évidence une ischémie de la tête du nerf optique, secondaire à une hypertension intracrânienne bénigne. L’IRM orbito-cérébrale et médullaire était normale, tandis que les potentiels évoqués visuels révélaient une NORB bilatérale axonale sévère. Le traitement a consisté en un bolus de méthylprednisolone (1g/jour pendant 3 jours), puis une corticothérapie orale (1mg/kg/jour pendant une semaine), associée à Diamox (acétazolamide) 250 mg, 2 comprimés trois fois par jour, et du potassium 1 comprimé deux fois par jour. L’évolution a été partiellement favorable, puis stationnaire avec une persistance d’étincelles lumineuses et de la perception des couleurs blanches.
CONCLUSION : La névrite optique rétrobulbaire d’origine immunologique associée à des AAN positifs est rare mais doit être recherchée, particulièrement chez la femme jeune
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