Résumé de l’article
Présentation synthétique des objectifs, de la démarche et des principaux résultats de cette publication.
Le but de notre étude était de décrire le profil épidémiologique et médico-légal des violences physiques faites aux femmes enceintes dans le service de Médecine Légale de l’Hôpital National Ignace Deen. Il s'agissait d'une étude mixte de type descriptif s'étendant sur une période de 2 ans allant du 01 janvier 2017 au 31 décembre 2019. Au cours de notre étude, nous avons enregistré 2530 cas de violences physiques dont 353 sur les femmes enceintes soit une fréquence de 14% des cas. Les tranches d’âge les plus touchées de notre série étaient celle de 15 à 24 ans suivie de 25 à 34 ans avec des fréquences respectives de 54,40% et 40,50% des cas. Les femmes non scolarisées étaient les plus fréquemment rencontrées au cours de notre étude soit 55% des cas Dans la majorité des cas, le résultat de l'échographie était normal soit 90,12% des cas, suivit des cas d'avortement avec 8,15%. La prédominance de ces trois types de lésions confirme la variété des agents vulnérants, ainsi que la nature variable de la violence avec laquelle ces instruments ont été utilisés. Chez 96% de nos victimes l’ITT était inférieure ou égale à 20 jours ; 4% ont bénéficié une I.T.T supérieure à 20 jours, correspondant à un crime et doit être jugé par la cour d’assise. La violence physique sur les femmes enceintes est un phénomène de plus en plus fréquent à Conakry.
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